« L’après-vente » entre petit à petit dans les mœurs des éleveurs. Dans un environnement où le chien de race doit encore trouver sa place, c’est une évolution logique. Les lignes qui suivent devraient intéresser les éleveurs car, de par sa grande pédagogie, ce document que les auteurs remettent à tout acheteur d’un de leurs chiots se révèle être un véritable bréviaire du bon maître. Voici ce document traduit en intégralité.
« Je m’appelle Asco, et je suis un grand chien. Jusqu’à maintenant, j’ai été élevé avec beaucoup d’amour par mon éleveur. Pour lui, le fait que je sois un chien est une grande vérité. Trop d’humains nous prennent pour des membres de leur espèce, et c’est le début d’une vraie vie de chien. Pour nous, les humains sont des membres de la meute. C’est avec le cœur lourd que j’ai quitté ma mère, mes frères et sœurs pour devenir votre loyal et bon compagnon. J’espère que vous avez créé les meilleures conditions pour moi, afin que je puisse me développer en toute beauté.
Je préférerais dormir avec vous, car je suis encore petit. Mais quand je serai grand, cela ne sera pas du tout agréable pour vous. Et si vous vous voulez me chasser du lit, il y a des chances pour que je résiste. Dans cette bataille, le vainqueur n’est pas certain !J’aime bien être dehors, à la fraîche, mais vous ne devez pas me laisser tout le temps seul dans mon chenil. En quoi d’ailleurs cela vous ferait-il plaisir ? Ma niche doit être suffisamment grande, bien isolée contre les courants d’air, et un toit devrait recouvrir au moins la moitié du chenil.
Vous devez prévoir suffisamment d’espace pour que je puisse courir si vous n’êtes pas là de la journée. J’aime bien dormir sur une surface douce. Mais vous devez penser à changer la paille régulièrement. Si possible, l’entrée de ma niche devrait faire face au sud. J’adore le soleil, mais j’ai aussi besoin d’un endroit ombragé pour les jours de grosse chaleur. Je n’aime pas non plus quand la pluie forme des flaques dans ma niche. D’ailleurs, ce n’est pas sain pour mes pattes.
Il ne faut surtout pas me laisser monter les escaliers, car mes appuis et mes os sont très fragiles, cela me blesserait les jambes. Je suis sûr que vous préférez me voir marcher sur des jambes bien droites, non ? Pour être franc, je n’aimerais pas avoir des jambes en X non plus. Si je gémis la nuit, n’oubliez pas que je peux penser à ma mère, dont on m’a séparé. Sa chaleur et son contact me manquent maintenant. Mais ne me plaignez pas, ne me consolez pas, et laisser moi régler ce problème seul. J’ai toujours ce bout de tissu imprégné de l’odeur de ma mère et de mes frères et sœurs, qui m’aide à me sentir moins seul. Et si vous êtes vraiment bon avec moi, j’oublierai mon précédent environnement, et je m’habituerai à vous rapidement. Même si je garde toujours des souvenirs de mon enfance, ce que vous comprenez sans doute.